Ça y est, les virus hivernaux réapparaissent, et comme tous les ans, je me tape la super gastroentérite giga mega enormous. Je vous raconte ce non-événement, parce que c’était un vrai moment de solitude, et ces moments de solitude, il faut savoir les partager.
Mercredi dernier, j'assistais à un colloque au palais de justice (de Paris). La réunion avait commencé depuis 5 minutes, quand j'ai commencé à me sentir un peu chose... Coup de chaud, petites nausées, bref, j'étais mal. Je me décide à sortir de la salle de réunion. Je demande aux hôtesses d'accueil du colloque si elles savent où sont les toilettes. Malheureusement non, elles ne savent pas...
Me voilà donc errant dans les couloirs du palais de justice, pliée en deux de nausées, les joues gonflées de... vomi, les mains collées sur ma bouche. IMPOSSIBLE donc de demander à qui que ce soit où sont les toilettes. Ou plus précisément, PHYSIQUEMENT impossible, à moins que je dépose mon présent au pied de la gentille personne qui aurait voulu m'aider. Je slalome entre des caméramen et des avocats, je trouve une poubelle pour me soulager un peu, et pour essayer de trouver sereinement ces put... de toilettes! Je croise une gentille "technicienne de surface" qui m'indique où trouver mon bonheur (« oh, ma pauvre, c’est pas marrant ce qu’il vous arrive ! allez tout droit, puis à gauche, descendez les marches, première à droite et 3ème à gauche ». Introuvables ! Heeeeeeeelp, je ne vais jamais y arriver !). Je finis par trouver. Je me lave le visage, je repars à ma réunion. J'en ressors définitivement 5 minutes après. Même parcours du combattant pour trouver où me re-soulager. Parce que ce n'est pas parce que vous trouvez les toilettes une fois dans ce palais de justice que vous SAVEZ où ils sont!
Je rentre chez moi égrainant quelques souvenirs de mon déjeuner sur le chemin - j'ai bien fait de ne pas rentrer en taxi, je me serai fait tuer ! Et mon ange gardien préféré m'a gentiment soignée en arrivant chez moi...
I love the gastro. Tellement que je l’ai transmise à Cédric, qui s’en remet à peine.